Karim Benjelloun
Rédacteur en chef d'Affaire Maroc · Journaliste économique · Casablanca
Mon parcours
Je suis né à Fès en 1985, dans une famille où l'on parlait autant d'olives que d'obligations. Mon père tenait une exploitation agricole dans la région du Saïs ; ma mère, comptable, gérait avec rigueur les finances familiales. C'est probablement là que mon attachement au Maroc rural et mon goût pour les chiffres se sont forgés en parallèle.
Après une classe préparatoire à Lyautey à Casablanca, j'intègre l'ISCAE (promotion 2008), puis je pars à Paris suivre un master de finance de marché à l'ESCP. Diplômé en pleine crise des subprimes, j'apprends en deux ans le métier d'analyste actions chez BMCE Capital Bourse, où je couvrais les valeurs financières et l'immobilier coté à la Bourse de Casablanca.
Pourquoi Affaire Maroc
En 2019, j'ai quitté la finance d'entreprise pour fonder Affaire Maroc. La raison est simple : il manquait une publication économique francophone, exigeante et accessible, qui parle aux Marocains comme à des adultes — pas aux abonnés de Reuters, pas aux clients d'une banque privée, mais à l'auto-entrepreneur de Salé, à la cadre de Casablanca qui veut placer son épargne, au MRE de Bruxelles qui hésite à acheter à Tanger.
Je crois profondément qu'une économie ne se développe pas seulement avec du capital, mais aussi avec de l'information. Quand un Marocain comprend comment fonctionne un OPCVM, comment lire un bilan d'entreprise, comment calculer la rentabilité d'un bien locatif, il prend de meilleures décisions. Il devient acteur de son patrimoine, pas spectateur.
Ce que je couvre
Mes domaines de prédilection : la Bourse de Casablanca (que j'ai vue de l'intérieur), l'investissement au sens large (actions, OPCVM, OPCI, immobilier locatif), la fiscalité appliquée aux particuliers et aux entrepreneurs, et l'analyse macroéconomique du Royaume — politique monétaire de Bank Al-Maghrib, dynamique du dirham, comptes extérieurs, secteurs porteurs.
Je travaille presque toujours à partir de sources primaires : rapports de Bank Al-Maghrib, notes du HCP, communiqués de l'AMMC, états financiers déposés à la Bourse, données du ministère de l'Économie. Quand je cite un chiffre, je donne la source.
Ma méthode
Trois règles que je ne transige pas :
Vérifier deux fois. Aucun chiffre, aucune affirmation factuelle ne sort sur Affaire Maroc sans avoir été recoupé avec au moins deux sources indépendantes. Quand je ne suis pas sûr, je préfère ne pas publier.
Distinguer le fait de l'opinion. Quand j'analyse, je le dis. Quand je donne mon avis (ce qui arrive rarement), c'est signalé comme tel. Le lecteur a le droit de savoir où passe la frontière entre information et interprétation.
Corriger publiquement. Si je me trompe — et c'est arrivé —, je le dis en pied d'article, avec la date et la nature de la correction. La transparence est le seul rempart contre la défiance.
En dehors de la rédaction
Je vis à Casablanca avec ma femme et nos deux enfants. Je cours le matin sur la Corniche, je lis trop tard le soir (Stiglitz, Piketty, Daniel Kahneman), et je rentre à Fès dès que je peux pour aider mon père à entretenir l'oliveraie familiale. Je crois aux marchés financiers autant qu'à la terre arable — les deux apprennent la patience.
Pour me joindre directement : [email protected]
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